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Saint-James : solidaire point par point

L’entreprise française spécialiste du tricot et de la marinière met son savoir-faire au profit de la lutte contre la pandémie du Covid-19. Saint-James, comme de nombreux acteurs de la filière textile française, se consacre actuellement à la fabrication de masques protecteurs comme le souligne son président, Luc Lesénécal : « Une chaîne de solidarité au sein de la filière textile se met en place. C’est le seul point positif de cette crise ». Sous l’impulsion du Comité Stratégique de la Filière (CSF) Mode et Luxe, plus de 400 acteurs, confectionneurs et fournisseurs de matières se mobilisent conjointement. L’objectif est de répondre à l’urgence sanitaire et de faire face à la demande notamment en termes de masques.

Saint-James, bien qu’ayant fermé ses ateliers pour la sécurité de ses 300 employés, a travaillé en équipe réduite, sous la direction du responsable du bureau d’étude et du directeur de production, pour l’élaboration de prototypes de masques anti-projections. Fin mars, ces prototypes étaient déposés à la Direction Générale de l’Armement (DGA) pour étude et homologation suivi du lancement de la production.

Des mesures sanitaires strictes sont évidemment mises en place au sein de des ateliers. Du lavage de mains obligatoire avant la prise de poste à la mise à disposition de gel hydroalcoolique à proximité des postes de travail en passant par l’espacement des salariés dans les groupes de confection. Une machine à coudre est d’ailleurs dédiée à chaque salarié et le port de masques est obligatoire lors des opérations de production (pour éviter la contamination par la projection de gouttelettes sur les tissus).

Ces masques de protection, en coton lavable, se composent de deux couches de tissu en coton et d’une couche de molleton coton disposé entre les deux couches. Ils sont lavables en machine à 60 °C après 4 heures d’utilisation en continu sans manipulation. Ces masques permettent de bloquer l’émission de postillons lorsque vous parlez, respirez, éternuez et toussez. Ils ne protègent pas d’une contamination via l’extérieur.

La Direction Générale de l’Armement certifie que ce masque anti-projection “présente des performances en filtration et en perméabilité à l’air” et est donc une barrière à la propagation des microbes de son porteur. Ce n’est aucunement une substitution aux masques FFP2.

Les premiers masques ont été livrés à Granville chez un industriel de l’industrie pharmaceutique. En équipant ses collaborateurs avec un masque anti-projection en tissu, ce leader mondial dans les dispositifs d’administration de médicaments, par aérosol, injection ou spray dans les domaines de la biotechnologie, de la santé et de la pharmacie, rend ainsi disponible plusieurs milliers de masques FFP2 pour le groupe hospitalier du Mont Saint-Michel.

La priorité de Saint-James est de répondre aux besoins urgents des centres hospitaliers et EHPAD locaux en proposant des masques à prix solidaire avec une distribution principalement régionale.
Les établissements intéressés peuvent prendre contact à cette adresse : contact@saint-james.fr. Les masques sont également distribués gracieusement au groupe hospitalier Le Mont Saint-Michel et le personnel qualifié volontaire est rémunéré selon les conditions ordinaires de l’activité dans les ateliers.

Le bureau d’étude travaille également sur un second prototype, toujours à la recherche de la meilleure protection possible contre le Covid-19.

Texte : Corinne Marcheix-Picard – Images : D.R.