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Au Mont Royal, le plein de chlorophylle

A 30 min de Paris, la très hippique et chic Chantilly recèle de bonnes adresses autant pour les amateurs de polo, de golf, de belles voitures, que d’art. Le temps d’un weekend de juin, EDGAR opte pour la vie de château au sein du luxueux Intercontinental Chantilly Château Mont Royal. Une réjouissante escapade bien-être et gourmande dont on vous fait ici le récit !

Niché au coeur d’une forêt de 6.344 hectares, ce 5 étoiles du groupe hôtelier IHG Hotels & Resorts (doté d’un portefeuille de 20 marques hôtelières et IHG One Rewards comptant 145 millions de membres) offre un cadre propice pour se ressourcer par ces temps de canicule extrêmes où chacun recherche le refuge idéal pour s’extraire, par tous les moyens, de l’intenable fournaise parisienne. A quelques minutes de la bourgeoise et discrète Senlis, dans l’Oise, avec son héritage médiéval et ses rues pavées, Chantilly offre du rêve avec son Prix de Diane Longines qui s’est déroulé il y a seulement deux semaines au célèbre hippodrome incarnant à lui seul, lors des courses hippiques, le sommet du prestige mondial. C’est aussi là que se tient le très mondain évènement Chantilly Arts & Elégances attirant le gratin des amateurs d’automobiles de collections du monde entier. La crème de la crème du secteur.

Le Château de Chantilly, quant à lui, élu monument préféré des français, vise 700.000 visiteurs à l’année. Nous ne sommes pas venus pour visiter les fascinantes Grandes Ecuries et son Musée Vivant du Cheval (bien que cela soit toujours « une bonne idée » comme disent les nombreux anglais ayant élus domicile dans la région) mais pour faire le plein de chlorophylle et « déconnecter ». Ce qui n’est jamais une mince affaire. A notre arrivée, l’accueil extrêmement aimable et sincère de Théo François Concierge en charge de la Relation Clients augure un beau séjour sous le thème que l’on a retenu ou plutôt prémédité : « nature et art et vivre ». Au sein de cette adresse de style Louis VI, l’imposant héritage patrimonial ne doit pas nous faire perdre de vue que la légèreté sera notre ligne de conduite le temps d’une nuitée. Notre suite, baignée de lumière et donnant sur les frondaisons du parc, révèle quelques détails équestres qui bercent de douceur notre esprit fertile. Aucune tenture au mur avec des scènes de chasse ni de toile de Jouy mais de magnifiques gravures et estampes.

On se sent étonnamment très vite chez soi dans cet établissement au raffinement princier. Direction la salle dite Opéra (ancien salon de musique) où se déroule l’un des plus beaux brunch dominicaux des environs tant sur la partie salée que sucrée. Dans ce cadre immaculé, les crustacés et produits d’exception se dégustent dans la convivialité discrète. La clientèle, nous dit-on, cultive la décontraction sans chichi dans cet havre de paix où la flânerie est un vrai art de vivre. Celui où l’évasion se fait d’elle-même dans cette parenthèse de confort sur les tarifs suivants : de 250 euros la chambre classique en basse saison à 3.500 euros la suite en haute saison. Très vite, on sent que le fameux « lâcher prise » opère. A moins d’une heure de Paris, ce ressenti se fait salvateur. La région et son vaste Domaine feuillu s’abordent sous le prisme de la relaxation sans ostentation. A ce titre, le spa Biologique Recherche avec sa vue imprenable sur la forêt vaut vraiment de détour.

La ravissante façade en hémicycle du château.

Des soins-rituels en extérieur,  sont un must à cette période de l’année.  La personnalisation atteint un degré de perfection qui ne trompe pas les adeptes de wellness responsable qui ont fait de ce sanctuaire une adresse « coup de coeur », celle que l’on se refile dès son retour dans le biocop urbain parisien. L’immersion, sous cette voûte chlorophyllienne de chênes et les bouleaux est à l’oeuvre. Le temps de notre déambulation, aux allures de tour du propriétaire, on se dit qu’un crochet par le Musée de Condé (deuxième musée le plus important de France après le Louvre avec quelques 1000 peintures, 2500 dessins et 2500 gravures) abritant une collection de peintures anciennes unique en Europe, serait une option si jamais le temps nous le permettait. Il est toujours bon de parfaire sa connaissance auprès de maîtres comme Poussin, Ingrès, Clouet ou Delacroix. À l’issue de notre soin revivifiant,  nous repassons devant l’impressionnnanre façade en hémicycle de ce château rénové datant de 1907.

L’architecte Guillaume Tronchet réalisa cet édifice pour le compositeur Fernand Halfen. Après avoir goûté aux plaisirs rafraîchissants de la piscine intérieure et du jaccuzzi, on se dit Chantilly est sans conteste une destination glamour séduisante, plus attractive que son image un tantinet élitiste ne laisse souvent paraître, dans ses milliers d’hectares de forêts offrant des possibilités de balades à vélos absolument délicieuses. Les 109 chambres et suites qui ont connu huit mois de rénovation avant l’ouverture en 2024 livrent un cachet au luxe contemporain qui parle à une clientèle exigente familière de la signature Relais&Châteaux. Il est temps désormais d’échanger quelques balles sur le cours de tennis en extérieur, à moins qu’une séance rapide de fitness dans la salle de sport toute équipée ne suffise à libérer nos énergies. Le diner, accompagnent d’un coucher de soleil mémorable, se déroulera au restaurant Stradivarius dans l’ancienne bibliothèque et fumoir du premier propriétaire. Les plats estivaux ciselés et généreux, sous le service impeccable du maître d’hôtel Ulrich Bermont, nous comblent de bonheur. La nuit sera sereine, réparatrice et le sommeil profond. En quittant les lieux, le lendemain en fin de matinée, on se dit que la vie de château a décidément du bon, surtout avec son supplément d’âme picard. Lors du transfert retour , nous constatons que cette excursion nous a remis sur pieds ou plutôt remis d’attaque pour affronter les redoutables vagues de chaleur parisiennes. Une adresse bienfaitrice que l’on recommande sans ciller  !

www.chantilly.intercontinental.com