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CIRCLE : écosystème d’un running conscient

Lancée il y a six ans, cette jeune marque de sportwear française, en plein essor, affiche une santé de fer dans un secteur en profonde transformation. EDGAR à rencontré l’un des deux fondateurs, Martin Lesieur, qui nous parle de performance, de technicité mais aussi du degré d’engagement de son « label culturel » qui aujourd’hui séduit une nouvelle génération de sportifs. Une rencontre en « outdoor » qui a permis d’aborder des sujets comme ceux des collaborations, des communautés mais aussi des pratiques sociales et des rituels. Décryptage d’une success story autour d’un phénomène mondial  !

La naissance de Circle ?

Circle est née en 2020 d’une volonté d’innover et de recréer de la valeur sur le sol Européen. L’industrie du running est née en Asie avec du pétrole vierge. Notre volonté est d’être une alternative crédible en utilisant des matériaux recyclés ou d’origine naturelle, une fabrication locale en Europe et en respectant les règles européennes en termes social et éthique. Dès le départ, notre ambition n’était donc pas simplement de créer une nouvelle marque de running, mais de réfléchir différemment à la manière dont un produit est conçu, fabriqué et utilisé. Le sourcing est une priorité tout comme le niveau de performance de nos matières. Aucun compromis n’est fait sur le niveau de technicité. On le doit à nos clients.

Quelques mots sur votre parcours et celui de votre ex associé ?

Alex et moi avons des parcours assez différents, mais très complémentaires. Alex vient du conseil, où il a travaillé chez EY, et de l’univers des startups, notamment Sports Heroes et ClassPass. Il apporte à Circle une forte culture de la stratégie, des opérations et de la finance. C’est aussi un passionné de running et de bien-être, avec une conviction forte : construire dans la durée.

Une philosophie qui a rapidement porté ses fruits.

En effet. De mon côté, j’ai commencé chez Rocket Internet, puis j’ai passé six ans chez Veepee après plusieurs expériences entrepreneuriales et internationales, notamment au Royaume-Uni, en Argentine et en Espagne. Je suis davantage tourné vers le développement, la marque, le commerce et la communauté. Le lancement d’une marque dans un contexte national et international tendu est un vrai challenge mais nous sommes très liés par la mission de Circle. Nous partageons aussi la conviction que le running est devenu bien plus qu’un sport : c’est un mode de vie, une culture et un formidable vecteur de lien social.

La collaboration avec Romain s’est finalement interrompue en ouvrant un nouveau chapitre ?

C’est exact. Avec Romain, nous avons vécu une belle aventure et construit pas mal de choses ensemble. Il y a 2 ans, cette collaboration arrivait simplement à la fin d’un cycle. Romain avait envie de se lancer dans un nouveau challenge, avec de nouvelles envies et de nouveaux projets. C’est une évolution naturelle dans une aventure entrepreneuriale. Cette aventure m’a appris beaucoup de choses.

Circle, c’est avant tout un état d’esprit et une vision avec ses rituels. Expliquez-nous…

La communauté est au cœur de notre mission. Nous cherchons à créer de l’émotion dans nos produits, dans nos matières, mais surtout dans tout ce que nous imaginons avec les coureurs. Nous ne voulons pas seulement vendre des produits à une communauté ; nous voulons construire une communauté avec laquelle créer des choses. Cela passe par des rituels et une présence régulière. Nous organisons aujourd’hui deux à trois événements par semaine, dans des formats très différents. Une projection du film de Marie-José Perec avec une centaine de personnes. Une collaboration avec Au Vieux Campeur sur un rooftop parisien. Un ravitaillement sur une péniche sur les quais de Seine quelques jours avant le Marathon de Paris. Une Baguette Relay au cœur de Londres pour notre lancement avec Runlimited. Ou encore une aventure de deux jours entre Annecy et Sallanches, réunissant une cinquantaine de coureurs autour d’un parcours road et trail avec un seul ravitaillement dans les montagnes.

Vous inventez, de fait, un nouveau « format ».

Parfaitement. Ce qui nous intéresse, c’est justement de sortir du format classique du « run club ». Un événement Circle peut être sportif, culturel, gastronomique, musical ou simplement l’occasion de se retrouver. On a d’ailleurs organisé une belle soirée avec 400 personnes de la communauté en Novembre dernier. Le running est notre point de départ, mais il nous permet de créer des expériences et des rencontres qui dépassent largement la course. Nous croyons aussi aux rituels : courir régulièrement, se retrouver, progresser ensemble, parfois chercher la performance, parfois simplement prendre du plaisir. C’est cette répétition qui crée progressivement un sentiment d’appartenance. Circle ne cherche donc pas à être une énième marque de running. Nous voulons construire un univers, une culture et, à terme, une communauté mondiale qui partage le même état d’esprit.

Que représente le logo emblématique de la marque ?

Le logo de Circle est CIRCLE et la planète en mouvement. Nous voulions un symbole fort. Cette idée est profondément liée à notre histoire et à notre démarche. Notre ambition est de construire une marque forte, mais aussi de contribuer à protéger cet environnement dans lequel nous évoluons. Notre certification B Corp en est une traduction concrète, tout comme l’analyse du cycle de vie de chacun de nos produits. Nous cherchons à comprendre, à apprendre et à aller dans les moindres détails pour identifier ce que nous pouvons améliorer : les matières, la fabrication, l’usage, la durée de vie… Et surtout, nous voulons partager cette démarche avec nos clients. Pour nous, la transparence ne consiste pas à prétendre être parfait, mais à montrer ce que l’on fait, ce que l’on apprend et comment on progresse.

Entendre le running comme pratique sociale. Votre credo ?

Courir seul est une pratique sportive. Courir ensemble peut devenir une culture. Le running est un sport dur, c’est un sport individuel. On essaie de le rendre plus communautaire. C’est là que Circle intervient. Nous voulons créer des moments, des rencontres et des communautés autour du running. L’enjeu n’est pas seulement de faire courir davantage de personnes, mais de donner envie de participer, de transmettre et d’influencer positivement son environnement. Notre ambition est de faire du running un vecteur d’engagement autant qu’un vecteur de performance.

Il y a aussi l’idée d’un projet communautaire derrière la philosophie de Circle ?

Oui et aujourd’hui cette communauté dépasse largement le simple cercle des coureurs. Circle fédère un écosystème composé d’ingénieurs, d’entrepreneurs, de revendeurs fidèles présents dans plus de 17 pays, d’organisateurs de courses, de personnalités comme Marie-José Perec, Maxime Médard mais aussi de marques partenaires comme Octobre, Buff, Alba Optics, Izipizi ou Maurten, et de studios comme Episod ou La Montgolfière. Tous ces acteurs ont quelque chose en commun : ils partagent une certaine vision du mouvement, de l’exigence et du collectif.

Comment s’est passé le lancement très attendu de la collection FW26 ?

Depuis 2024 Circle a fait évolué sa vision. 2026 est celle où elle s’incarne pleinement. Circle n’est plus seulement une marque de running que certains appellent “éco-responsables” : nous voulons en faire un label culturel français, au croisement de la performance, du design et de la confection européenne. La collection FW26 s’inscrit dans la continuité de plusieurs saisons qui nous ont permis d’affirmer une vision plus forte du running, avec des produits plus performants, plus identitaires, tout en conservant notre démarche européenne. Cette saison, nous lançons RUNNER THINGSTM, une campagne qui raconte le running tel qu’il est réellement vécu.

C’est un nouveau regard réaliste en somme ?

On peut dire cela car on ne court pas toujours pour une médaille ou un plan d’entraînement. On court parfois simplement entre deux rendez-vous, pour tenir une promesse, faire un pari entre amis ou parce qu’une épicerie de nuit devient le meilleur ravito du quartier. Le running n’est plus seulement une pratique sportive : c’est une manière d’animer sa journée. La collection traduit cette philosophie avec des couches techniques, des pièces de performance et des essentiels pré et post-run. Des produits pensés pour courir, mais suffisamment justes dans leurs coupes et leurs matières pour dépasser le cadre du sport.

Vous avez commencé au Japon en mars dernier mais le 1er septembre marque le début d’une collaboration décisive.

Une étape importante. Le Japon est un marché symbolique pour nous parce que la culture running y est profondément ancrée. Elle associe discipline, exigence, communauté et esthétique avec une intensité assez unique. Les consommateurs japonais sont également très attentifs à la qualité, au détail et à la cohérence d’une marque. C’est donc un marché exigeant, et donc intéressant pour Circle. Nous n’entrons pas seulement au Japon, CIRCLE s’associe à CASE STUDY, le concept store menswear de Takashimaya au Japon.

Peut-on dire qu’il y a la notion d’accompagnement en fond ?

Absolument. Depuis 2001, CASE STUDY accompagne des marques contemporaines et émergentes du monde entier sur le marché japonais. Cette collaboration s’inscrit aussi dans le développement de CS RUNITY, leur communauté running née de la rencontre entre run et unity. Après avoir découvert un événement CIRCLE à Paris lors de la fashion week en 2024, les équipes de CASE STUDY ont été séduites par l’énergie de notre communauté et notre manière de faire du running un véritable terrain de rencontre, de style et de lifestyle. C’est un honneur pour Circle. Alex sera d’ailleurs sur place afin de présenter ce projet et organiser des évènements running et culturel sur place.

De quelle manière vous positionnez vous sur le marché haut de gamme ?

Notre mission est de proposer des vêtements de running techniques avec une proposition de valeur européenne. Produire en Europe coûte entre cinq et dix fois plus cher qu’en Asie sur certaines matières et sur la confection. C’est un vrai challenge : nous vendons avec un pricing premium, mais avec des marges sensiblement plus faibles que des concurrents qui ont fait le choix d’une chaîne de valeur asiatique. Le prix est donc une conséquence de notre démarche. Pour nous, le haut de gamme se joue dans chaque détail : les matières, la technicité, les coupes, les finitions, les ateliers de fabrication et surtout la durée de vie du produit. Nous préférons aussi moins de références, mais mieux pensées. Avec trois gammes et une centaine de références, nous pouvons aujourd’hui répondre aux besoins de tous les coureurs : de notre pro team, avec laquelle nous visons notamment les Jeux de Los Angeles 2028, jusqu’au coureur urbain qui sort une à deux fois par semaine. Parce que pour nous, la performance ne doit pas être réservée à l’élite. Le haut de gamme, c’est offrir le même niveau d’exigence à chaque coureur, quel que soit son niveau.

Quel est le profil de vos consommateurs et clients ?

Sexe : Homme-Femme à 50%-50%. Tranche d’âge : 25-44 ans. Profil : urbain. Notre communauté est assez représentative de la transformation du running. Elle ne se limite plus au coureur traditionnel. Elle est de plus en plus nombreuse et jeune. Ce sont des personnes qui peuvent courir, faire du trail, voyager, travailler, sortir, s’intéresser à la mode ou au design. Elles recherchent des produits performants mais aussi désirables. C’est justement cette nouvelle génération de pratiquants qui nous intéresse : des gens pour qui le sport fait partie intégrante du lifestyle.

Vous êtes sur un segment très concurrentiel. Quel est le challenge stratégique ?

Le marché du sportswear pèse déjà plus de 110 milliards de dollars et continue de croître. Face à des acteurs comme Nike, Adidas, Asics, Salomon ou On, notre enjeu n’est évidemment pas de gagner une bataille de volume. Notre enjeu est d’avoir quelque chose de nouveau à raconter. Avec l’explosion du running, on voit apparaître de nombreuses marques qui reprennent les mêmes codes en changeant simplement le logo ou la couleur. Nous pensons que l’offre est déjà suffisamment large. L’intérêt de créer une nouvelle marque n’est pas d’en faire une de plus, mais d’apporter une nouvelle perspective. C’est le choix de Circle : innover plutôt qu’imiter.

Pouvez-vous  énumérer les différents piliers derrière votre ADN ?

D’une part la performance, avec des matières techniques développées en Europe, notre gamme Legend ou encore la SNR, première chaussure de running fabriquée en Europe. D’autre part, durabilité, avec une approche qui va au-delà du discours : analyse du cycle de vie de nos produits, matières plus responsables et service de réparation gratuit, là où l’industrie pousse souvent au renouvellement permanent. Et enfin le design, avec une identité forte et reconnaissable, portée notamment par des pièces comme le CAF ou le POP. Notre ambition est donc simple : ne pas chercher à être le prochain Nike. Chercher à devenir le premier Circle. Une marque identifiable, innovante et engagée, capable de construire une communauté en France puis de devenir une référence internationale.

Le 16 octobre marquera la collaboration avec Octobre Éditions avec qui vous partagez un certain nombre de valeurs.

C’est une collaboration marquante pour Circle et Octobre Editions parce qu’elle illustre parfaitement la frontière de plus en plus fine entre le running et la mode. Elle est née d’une rencontre et d’une vraie affinité avec Arthur Person, responsable d’Octobre Éditions. Nous partageons la même volonté de concevoir les vêtements autrement, avec le même niveau d’exigence sur le style, la qualité et la durabilité. Octobre travaille depuis dix ans les essentiels du vestiaire masculin. Avec Circle, nous avons voulu imaginer les essentiels du vestiaire running : une capsule de dix pièces techniques, fabriquées au Portugal, pensées aussi bien pour courir que pour vivre avant et après le run.

Un développement qui a demandé beaucoup de patience, d’abnégation et de concertation ?

On peut le dire ainsi. Nous avons pris près de deux ans pour la développer. Nous avons travaillé en profondeur sur les matières, les coupes, les détails techniques, mais aussi sur l’identité visuelle, avec des imprimés exclusifs qui mélangent les codes des deux marques. Ce qui est intéressant, c’est que nous n’avons pas simplement additionné deux logos. Nous avons croisé deux expertises : l’élégance et la culture du vestiaire d’Octobre avec notre connaissance de la performance et du running. Et je pense que c’est justement là que se trouve l’évolution du marché : demain, on ne parlera peut-être plus de vêtements de sport ou de vêtements de ville, mais simplement de vêtements que l’on a envie de porter.

Donnez-nous quelques chiffres sur votre secteur en pleine croissance.

Il y a 15 millions de coureurs en France en 2025 et 1,76 million de personnes ont terminé un 10 km, un semi-marathon ou un marathon en France en 2024, soit +22 % en un an. Le running rajeunit : 45 % des participants aux courses françaises avaient moins de 35 ans en2024.La pratique se féminise aussi : la participation des femmes aux grandes courses françaises aprogressé de 13 % en 5 ans. L’application Strava (Running, Vélo, Randonnées) compte plus de 180 millions d’utilisateurs dans plus de 185 pays. Le running est aujourd’hui un phénomène mondial autant qu’un sport. Les running clubs explosent : leur nombre sur Strava a été multiplié par 3,5 en 2025. Les clubsne sont plus une niche. Près d’un jeune de la Gen Z sur cinq dit avoir eu un rendez-vous avec quelqu’un rencontré grâce au sport.

On dit que courir à plusieurs fait courir plus longtemps ?

Je valide, si bien que les activités pratiquées à plus de 10 personnes durent en moyenne 40 % plus longtemps que celles réalisées seul.Sur Strava, la course reste le sport n°1, et la Gen Z est 75 % plus susceptible que la Gen X de dire qu’une course ou un événement est sa principale motivation pour faire du sport. Et c’est précisément ce qui nous intéresse chez Circle : le running n’est plus seulement une histoire de kilomètres et de chronomètres. Il devient un langage social, culturel et lifestyle. On court pour progresser, mais aussi pour rencontrer, voyager, découvrir une ville et appartenir à une communauté.

Vous inscrivez-vous dans une logique vertueuse du « made in France » ?

Nous sommes plutôt dans une logique « made in Europe ». Le savoir-faire français nous intéresse évidemment beaucoup, mais nous le choisissons avant tout lorsqu’il apporte une vraie valeur au produit et qu’il rend le projet viable. Nous l’avons d’ailleurs déjà fait il y a quatre ans avec Saint James, et nous allons renouveler cette démarche avec le lancement de notre gamme trail en mars 2027. Je ne peux pas encore en dire davantage, mais ce sera un nouveau projet qui illustre bien notre volonté de valoriser les savoir-faire Français. Pour nous, l’enjeu n’est pas de mettre un drapeau sur un produit : c’est de savoir où se trouve le meilleur savoir-faire et de limiter notre impact

Les projets à venir pour 2027 et au-delà ?

2027 sera d’abord une année de vérité : après six ans, notre ambition est de prouver que notre modèle fonctionne et de rendre Circle rentable. C’est une étape essentielle pour pouvoir continuer à investir, innover et grandir sans perdre notre indépendance. Nous voulons continuer à repousser les limites du produit, notamment en co-développant de nouvelles matières pour nos collections et en lançant de nouvelles chaussures de running. L’innovation restera au cœur de Circle. Nous avons également commencé à planter des graines à l’international, en travaillant avec les quelques magasins référents dans chaque marché. Maintenant, l’enjeu est de transformer ces premiers relais en une véritable communauté Circle mondiale.Et puis, il y a les rêves. Des lieux Circle, des événements, des collaborations inattendues… Et peut-être un jour des projets qui dépassent complètement le vêtement et le running… To be continued

Quels sont vos rêves les plus fous pour Circle ?

Mon rêve pour Circle est de devenir une véritable référence mondiale dans notre univers. J’aimerais qu’un jour, des millions de coureurs soient fiers de porter nos produits, mais surtout fiers de porter ce que Circle représente et les valeurs que nous défendons. J’aime beaucoup la manière dont certaines marques ont réussi à dépasser leur catégorie pour devenir de véritables références culturelles. Patagonia dans l’outdoor, par exemple, ou des marques comme Veja dans l’univers lifestyle. C’est ce genre de place que j’aimerais que Circle puisse occuper dans le running : une marque qui ne se contente pas de créer de beaux produits, mais qui porte une vision, rassemble une communauté et crée une véritable culture autour d’elle.

Une dernière chose à ajouter ?

Et je rêve aussi d’aller bien au-delà du produit en créant  des lieux de vie, des espaces où notre communauté peut se retrouver, courir, travailler, partager, voyager, manger, échanger… Des endroits qui donnent une dimension physique et humaine à Circle.À terme, mon ambition est que Circle devienne un écosystème autour du running et du lifestyle, avec une communauté mondiale. Une marque dont on reconnaît immédiatement l’esthétique, l’état d’esprit et les valeurs, mais surtout une aventure dont les gens ont envie de faire partie. C’est probablement ça, mon rêve le plus fou : construire quelque chose qui nous dépasse et qui continue à vivre grâce à une communauté de millions de personnes. C’est un énorme challenge mais nous sommes prêts chez Circle à le relever et nous ferons tout pour y arriver.

www.circlesportwear.com

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