Recevez la newsletter

NUMÉRO EN KIOSQUE

Genève : soins esthétiques aussi pour les hommes

L’institut L. Raphael a été créé en 2005 à Genève par Ronit Raphael, femme d’affaires passionnée et entreprenante. Elle l’a développé en quelques années avec des idées bien ancrées : en étant uniquement sur le créneau de l’esthétique non invasive, en faisant appel à de grands scientifiques et en toujours personnalisant les soins. Deux personnes la conseillent aujourd’hui : le Dr Gumener, chirurgien plastique et le Pr Paolo Giacomoni qui avait dirigé la recherche d’Estée Lauder aux États-Unis et pendant dix ans celle de l’Oréal en France.

Oxygène sous pression pour rajeunir la peau. Photo F. Ducout

Si l’essentiel des progrès ont été faits au bénéfice des femmes, les hommes sont loin d’être absents des préoccupations de l’institut. Selon des projections réalistes, le marché de l’esthétique pour hommes doit globalement progresser de 7,3% jusqu’en 2024. Mais dans ce périmètre, la part de croissance dans le non-invasif est de 72%.

Cette demande masculine de soins esthétiques est si forte que l’institut L.Raphael vient d’inaugurer une clinique pour hommes (Men Clinic Club), sur les deux derniers étages de son immeuble qui borde le lac Léman avec, pour les hommes, entrées et sorties distinctes de celles des femmes.

Mais surtout l’institut veut apporter à sa clientèle masculine les dernières avancées de la science en matière de soins cosmétiques et aussi une individualisation rigoureuse des actes. Avec cette autre idée que résume le professeur Paolo Giacomoni. « On vieillit comme une voiture. Si on la conduit bien, elle vieillit bien. »

Reste que tous ces progrès ont été réalisés, si l’on peut dire, surtout au bénéfice des femmes. « Les laboratoires, indique le Pr Giacomoni, avaient tendance à mettre la mention pour hommes sur des crèmes pour femmes. Or ça ne marche pas. »

Les femmes ne transpirent pas et ont peu de sébum. Il leur faut des crèmes grasses. Les hommes transpirent et ont beaucoup de sébum. Il leur faut des crèmes sèches. « C’est, insiste-t-il, ce que nous faisons à L Raphael : utiliser des formules qui fonctionnent avec un taux d’efficacité maximum. »

Traitement toujours personnalisé. Ph. Ducout

Ici ce sont les experts de l’institut que vont choisir les traitements anti-âge, pour donner un teint plus éclatant, effacer les cernes ou l’excès de sébum, améliorer l’élasticité de la peau, bref limiter les signes du vieillissement cutanée.

Et il y a beaucoup de sciences dans cette offre, par exemple pour traverser la membrane de la cellule qui vieillit aussi. Sa membrane se durcit et c’est l’apport de lécithine qui va l’assouplir. « Nous travaillons beaucoup sur cette question, indique le Dr Gumener. Comprendre de mieux en mieux le fonctionnement des cellules pour apprendre comment elles vieillissent. »

Si, par exemple, les cellules ne reçoivent pas suffisamment d’oxygène elles ne vont plus jouer leur rôle dans la régénération cutanée qui se fera de plus en plus mal. C’est une partie de l’explication de la déshydratation du derme avec perte d’élasticité et formation de rides.

L Raphael propose un traitement assez spectaculaire. De l’oxygène sous forte pression est projetée sur la peau, en même temps que des gouttelettes microscopiques de sérum physiologique. C’est un grand nettoyage de toutes les couches supérieures de l’épiderme. On appelle ça une exfoliation.

Les gouttelettes permettent à l’oxygène de s’infiltrer dans l’épiderme en même temps qu’est introduit dans la peau des antioxydants, de la vitamine C et des oméga 3. Grâce à la puissance du jet d’oxygène associé au pouvoir de la lécithine, ces composants vont ainsi pouvoir libérer leurs propriétés anti-âge.

Le Dr Gumerer n’hésite pas à dire « que l’on peut aujourd’hui influencer environ 80% des éléments qui contribuent au vieillissement ».

www.l-raphael.com

Lire l’ensemble du reportage dans Edgar n° 104 actuellement en vente.