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Harley-Davidson LiveWire le plein de sensations 

Qui aurait cru qu’un jour Harley-Davidson produirait une moto électrique ? Les temps changent, notre modèle de société évolue et nos esprits aussi. Depuis son lancement fin 2019 j’avais hâte d’enfourcher cette “HD” hors du commun. Je n’ai pas été déçu.

Commençons par le début ; c’est-à-dire l’esthétique. Pas d’erreur c’est un roadster sportif. La moto montre ses muscles, mais sans exagération. Bien proportionnée et à la finition soignée, elle commence à exciter les pupilles. Pas une pure beauté qui vous décrocherait la mâchoire, mais un ensemble agréable qui va flatter votre ego lorsqu’une vitrine reflètera votre image. Je le sais, je l’ai fait et j’ai bien aimé. C’est puéril j’en conviens.

Ensuite, on enfourche la bête sans la moindre appréhension. Basse de selle (780 mm) et relativement légère (251 kg) il est alors facile de la redresser et d’apprécier la position de conduite naturelle, et plus encore en roulage. Lors de l’allumage j’ai eu une pensée émue pour les propriétaires passionnés qui ne jurent que sur l’énorme V-Twin de Milwaukee et ses coups de pistons monumentaux, source d’un bonheur éternel… Là… Rien ! Silence. Ai-je bien allumé le bazar ? On tourne d’un quart de millimètre la poignée d’accélérateur, on cherche la poignée d’embrayage qui a disparu et la moto avance : magique.

Aussitôt je me faufile dans les rues étroites d’une ville que je connais parfaitement (Cannes). Il ne faut pas plus d’un kilomètre pour trouver ses marques. Le roadster LiveWire se montre en ville d’une facilité et d’une docilité extrême. Un monde parfait. Allons vite chercher des routes pour voir ce que cette “pile” a dans le ventre. Même si l’on sait qu’un moteur électrique est redoutable en termes de départs canons, les premières accélérations franches sont pour le moins spectaculaires. Ça pousse fort, très fort, voire très très fort et ça semble ne vouloir jamais s’arrêter.

Reprenons un rythme plus humain pour vérifier ce que l’on subodore déjà, à savoir un comportement sain sur des routes à virages. Le roadster parfaitement suspendu et doté d’un cadre rigide en aluminium révèle alors un vrai tempérament sportif. Hyper ludique à piloter on se prend vite au jeu, on ne touche quasiment pas aux freins, profitant de l’énorme frein moteur servant à la régénération de la batterie. Du grand spectacle qui s’éteint après 158 kilomètres. Environ 33 900 €

Remerciements chaleureux au concessionnaire Harley-Davidson Factory (Frédéric Bourel) qui nous a permis de réaliser cet essai.

Dominique Peltier

HD Factory
16 chemin des Espartes
06800 Cagnes-sur-Mer

www.harley-davidson-nice.com