
A deux pas du Bon Marché et cultivant l’esprit « Parisian Luxury Style », ce très chic restaurant niché dans la patio de l’Hôtel Sax offre un cadre intimiste à des clients en quête d’une halte gourmande décontractée. EDGAR a savouré, le temps d’un diner, l’âme bucolique de ce ravissant refuge urbain aux parfums amalfitains !
A cette période de l’année les « parenthèses apaisantes et rafraîchissantes », permettant d’échapper aux températures impossibles du mois de juillet, font l’objet d’investigation tous azimuts et sont devenues de précieuses pépites que convoitent autant les parisiens que les touristes en goguette. Signé Studio Ravn, « le Jardin » de l’Hôtel Sax (118 chambres et suites et accueillant le fameux Kinugawa Rive Gauche) se présente comme une véritable oasis apte à nous faire oublier les vagues infernales de chaleur estivales. Ce poumon de verdure, rappelant certains patios romantiques de la Côte Amalfitaine et accueillant une immense sculpture RockStone d’Arik Levy en acier inoxydable poli miroir n’est autre que le premier répartiteur téléphonique de la capitale judicieusement reconverti. L’architecte norvégienne Claudia Ravnbo (derrière les boutiques Ladurée) imagine un cadre totalement dépaysant pensé en live music.
à l’abri des regards. En effet, ce jardin intérieur, parsemé de citronniers, nous transporte aussitôt très loin du 7eme arrondissement. Cette étonnante adresse de Hilton, nichée avenue de Saxe, à seulement deux kilomètres exactement du Louvre et de la Tour Eiffel, a quelque chose du jardin secret. Nous sommes accueillis avec le sourire par la responsable Food&Beverage Gabrielle Le Grévellec (passée notamment par les établissements Cheval Blanc, le Quince à San Francsico, Beige Alain Ducasse à Tokyo, K2 Collections à Courchevel et les Sources de Caudalie à Bordeaux) qui nous place du coté de la piscine. Nous entamons les festivités « Taste&Chill », avec deux cocktails absolument divins (sur base de mezcal et de whisky tourbé) signé par le jeune mixologue Rudy au sommet de son art. Vous échangeons quelques mots courtois autour du monde de la sommelerie avec la Directrice Maketing et Communication du Sax, Eva Hogrel ( ex Responsable Marque Moët Hennessy, passée par Cheval Blanc Blanc Courchevel) avant d’attaquer les entrées. Au programme, l’élégant oeuf poché (22 euros) servi avec petits pois et asperges (les dernières de la saison). Un pur moment de régalade qui trouve écho, dans la foulée, avec l’exquise burrata aux tomates anciennes (22 euros) magnifiée par un pesto à la verveine. L’assiette rayonne de fraicheur dans une explosion de couleurs vives. Dans le verre ? La cuvée Désert du Domaine Régis Minet.
La sidérante entrecôte de bœuf Wagyu.
Ce Pouilly Fumé, issu du terroir Le Désert des Fouinelles, dévoile ses arômes de fruits blancs, d’agrumes et de fruits exotiques. On savoure ce merveilleux parcellaire doué d’une minéralité affirmée. L’attaque sur ce 100 % Sauvignon Blanc est souple. La finale riche et ronde. Gabrielle, assurant le service (un must!) nous propose de tester les Gnocchi à la Jules César (20 euros). Ce plat de partage sympathique et très demandé, nous épate car construit sur la simplicité et la qualité du produit. Pour la soif ? La cuvée Bienommée de chez L&C Poitout. Ce plaisant Chablis offre au palais ses notes de pomme blette et de poire. On salue l’équilibre et sa fraîcheur acidulée. On passe ensuite aux choses dites sérieuses avec la sidérante entrecôte de bœuf Wagyu de 400 g pour deux personnes (148 euros) qui sera découpée sur table.
Au-delà de la sensation grisante procurée par cette viande d’exception à la tendresse unique qui nous transporte, on apprendra ceci : la graisse intramusculaire de viande wagyu contient un taux élevé d’acides gras non saturés simples, supérieur jusqu’à 30% en comparaison avec le bovin angus très apprécié. L’effet réducteur sur le cholestérol de ses matières grasses saines est dû à l’ALC (Acide linoléique conjugué), une substance semblable à l’huile de lin… Nous ferons l’accord avec la cuvée L’esprit de Chevalier sur le millésime 2020. Ce Pessac-Léognan, structuré et bien concentré, au nez complexe et aux arômes boisés de fruits rouges et noirs empryreumatiques (caractéristiques de l’appellation) nous charme avec ses notes de moka fumées et café toastées. A l’heure du dessert, on n’échappe pas à la religieuse pavlova au citron de Menton (14 euros) et au dantesque chou gourmand vanille de Madagascar et chocolat Guanaja (16 euros) que l’on déguste avec une coupe « surprise » de Tattinger Brut Réserve servi dans le cristal de la Maison Baccarat. En quittant les lieux, on se dit que cette adresse à l’âme ensoleillée d’un « Capri à Paris » cultive tous les codes chers à EDGAR : élégance, audace et raffinement. Et rien que pour cela, nous en faisant notre QG parisien de l’été 2026 !

Journaliste spécialisé en art contemporain, Clément Sauvoy est également commissaire d’exposition et collectionneur. Cet épicurien globe-trotter, partage régulièrement son amour des vins remarquables.
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