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Matsuhisa Paris, tout commence par les yeux

Au Royal Monceau, la table japonaise du chef Nobu, aux accents latino-américains, projette le client dans un monde de saveurs dépaysant. Ce sixième établissement de la marque et unique adresse française se présente comme une expérience à part entière. EDGAR a répondu à l’invitation et vous dit tout !

Avenue Hoche, Matsushisa Paris, au coeur du célèbre 5 étoiles habillé par Philippe Starck, fait figure d’adresse immanquable pour les passionnés de cuisine fusion très haut de gamme. Sous la signature du légendaire Nobu Matsushisa, les menus d’exception se vivent ici comme des voyages culinaires associant subtilité et élégant sens du partage. Nous sommes accueillis avec chic par la Directrice du restaurant Lucile Montoya (passée par la Maison Guerlain et le Georges V) ainsi que Anna Seye, F&B Guest Relations qui nous place aux premières loges face à la cuisine ouverte, où l’on aperçoit le Chef Exécutif Emanuele Bombardier. Nous échangeons quelques mots avec lui entouré de son équipe de maîtres sushi. Cet italien passionné de cuisine nippone, qui a remporté en 2019 le Championnat du Monde de sushis, accompagne Nobu depuis plus de vingt ans. Il nous fera découvrir, à l’heure du diner, le fameux menu Omakase.

Nous sommes comblés. Nous ouvrons les festivités avec le tartare de saumon, caviar et sauce soja wasabi. Le sommelier Nicolas Ferland  nous suggère la Maison Trapet pour accompagner au mieux ce ravissant plat d’ouverture. Dans la foulée, survient le sashimi de sériole, piment jalapeno et sauce yuzu. La découverte se fait, bien sur, de la droite vers la gauche. On retrouve le monde des épices péruvien (que le chef Nobu a ramené de ses nombreux voyages en Amérique du Sud) souligné par un saké YK 35 (poli à 35%). On est sur la meilleure qualité de riz. En bouche, on retrouve le caractère onctueux et crémeux porté par une belle minéralité. Le degré d’alccol titre à 16° et nous avons une magnifique longueur en bouche. Nous sommes séduits par ce décor paisible où l’on retrouve de nombreuses pièces de mobilier en provenance de l’éditeur Cassina. Temps fort de la dégustation, la sélection de nigiris du chef permet de comparer les parfums de thon rouge, de rouget et calamar mais aussi les textures avec l’omelette tamago et le maki californien. Ajoutez à cela, une réconfortante soupe miso. Pour la soif ? La plaisante cuvée Chute Libre en Côte du Rhône du vignoble Boisseyt.

Un dessert qui chamboule les codes.

On décèle des notes beurrées, noisetées et un joli gras dans la légèreté avec un coté légèrement salin. Le palais est prêt pour recevoir au mieux la salade tataki de thon rouge et vinaigrette Matsushisa. Un vrai bonheur dans la délicatesse et l’allégresse. Le service courtois, prévenant et fluide ne laisse rien à redire. Il est temps désormais d’évaluer l’incontournable black cod sauce yuzu miso qui a mariné 3 heures. C’est doux, c’est fin et simplement brillant. Pour établir le meilleur accord possible sur le plat signature suivant le sommelier nous loue les vertus du superbe Santenay Champs Claude 2024 de chez Lucien Muzard&Fils. En effet, avec le filet fondant de black Angus et sauce anticucho, le palais rayonne sous ce nectar à 50 % grenache et 50 % Syrah aux notes épicées et poivrées soutenu par tannins légers.

A l’instant du dessert, la surprise est de taille avec le déroutant Cappuccino Whisky qui chamboule les codes avec une exquise gourmandise sans lourdeur. On est franchement gatés car la direction nous offre « en sus » d’irrésistibles et savoureux mochis, dessert japonais par excellence. Ce sera l’occasion d’apprendre que des masterclass de 8 personnes sont régulièrement organisées au sein du restaurant permettant de se former ici en cuisine auprès du chef. On prend bonne note de cette précieuse information. En quittant les lieux, on dit que cette table de 200-210 couverts aux trois services jusqu’à 23h, plus que convaincante, offre des assiettes soignées aux dressages millimétrés dignes des plus grandes maisons. Dans une dizaine de jours, l’ouverture terrasse permettra de savourer à ciel ouvert toutes ces merveilles en accompagnant au plus près la devise de Matsushisa : « La gastronomie est l’art d’utiliser la nourriture pour créer du bonheur.» Et EDGAR, dans la reconnaissance, souscrit à cette pensée qu’il fait sienne car pleine de bon sens et de sagesse !

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