Recevez la newsletter

NUMÉRO EN KIOSQUE

Frivole, plaisirs interdits

Niché au sein de l’hôtel La Maison Champs Elysées, cet écrin du groupe Centaurus, jouant sur le tableaux du bar à cocktails et celui du restaurant, attire une clientèle sensible au cadre feutré du boudoir  et à la décontraction festive de l’after-work. EDGAR vous raconte !

Festif mais sans excès, ce spot du 8ème arrondissement attire, depuis juin 2025, les amateurs d’ambiances cinématographiques bien mesurées et d’atmosphères chic laissant place à une mixologie à la fois inventive et effrontée. On s’amuse ici des codes et des conventions dans une exotique envolée qui ne cède pas au cliché. L’expérience intuitive distille un esprit boudoir avec le plaisir comme maître mot. Sur ces banquettes et chauffeuses confortables, le corps et l’esprit n’ont d’autres choix que de lâcher prise pour céder aux vibrations, le coeur battant. A notre arrivée, nous sommes reçus par la responsable évènementiel Rayane (ex de Soho House Paris) et par Maxime Firstenberg, le directeur F&B ( passé par l’Hôtel Dames des Arts et par le restaurant Benihana) avec un franc sourire annonciateur des réjouissances à venir. On longe, la charmante terrasse-jardin avec son terrain de pétanque (qui ouvre le 24 avril) et l’incontournable bar qui donne le ton avec des création fumées et finalisées avec soin en salle.

On nous recommande une pure merveille de style : le bien nommé « Fièvre Nocturne », véritable souffle sauvage et solaire où le mezcal Mahan embrase la douceur caramélisée de l’ananas rôti à l’IPA, caressé d’agrumes et d’un éclat d’orange en feu. Les notes de Cointreau et de super lime sont comme une étreinte voluptueuse. Thibaud, patron du bar,  nous confie que « Velvet Bloom » et « Jardin défendu », en version sans alcool, ont également la côte. Sur la liste des cocktails dit classiques on relève 12 jolies références (toutes à 18 euros) pensées en sur mesure. On ouvre les festivités avec la chapitre « à partager » en retenant les fines tranches de jambon de bœuf IGP grade 7-8 mois (14 euros). Ce préambule, idéal pour ouvrir l’appétit, « fait le job » comme on dit. A noter que la carte propose, pour les portefeuilles bien fournis, le caviar osciètre royal ROVA (à 500 euros les 250g). Au niveau des entrées, on s’oriente sans prendre trop de risques vers l’alléchant carpaccio de daurade, condiment d’avocat, gel d’orange, vinaigrette calamansi (16 euros). L’assiette présente merveilleusement. Dans le verre ? Une coupe de Veuve-Clicquot brute Carte Jaune.

Du réconfort et des bonnes ondes.

On savoure la force, le soyeux et la richesse aromatique de ce nectar dominé par des notes de fruits blancs et jaunes tels que la poire, la pomme et la pêche. Des touches d’agrumes comme la mandarine se mêlent harmonieusement à des arômes gourmand de brioche. Les papilles jubilent. Pour la plat suivant, pas de doute, on fonce les yeux fermés sur les noix de saint jacques et la purée de choux fleur au beurre noisette, sauce au beurre blanc (35 euros). C’est exactement ce que l’on souhaite à cette saison, du réconfort et des bonnes ondes. A cette instant, les DJ sets live accompagnent parfaitement l’arrivée de l’assiette frémissante dans un service signé Killian plein de générosité et de bonté. Pour la soif ? Un verre de Hautes-Côtes de Nuits Les Petites Corvées 2023 du Domaine Aegerter.

On apprécie ce beau 100 % Pinot Noir au nez de fruits noirs avec des notes d’épices, dont les raisins sont égrappés puis placés entre 2 et 4 jours en cuve inox pour macération préfermentaire. La vinfication se fait elle en cuve et l’élevage se déroule en demi-muids de 2 vins pendant 8 mois. Le palais est au zénith. C’est une valse ! A l’instant du dessert, à son acmé, le partage dicte ses lois avec le fruit givré de la Maison Fruttini en versions citron-verveine et orange. Le sorbet, peu calorique, rince la bouche dans un sympathique effet « coup de fouet ». En quittant les lieux, on se dit que cette adresse (90 couverts en intérieur et 70 couverts en extérieur), située à quelques pas de l’Avenue Montaigne, fait « farandoler » les papilles avec sa très belle carte de vins et taille, coté cuisine, dans le net et le précis. L’assiette impertinente imaginée par la cheffe Aurélie Ponthieu se plait ici à brouiller les fondamentaux avec désinvolture. On dit : bingo ! www.restaurant-frivole.com