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Gilles Lellouche : « Je ne suis pas dans l’esthétique de la douleur »

Dans Adieu Monsieur Haffmann, il campe un joaillier que l’Occupation incite à toutes les bassesses. Après le succès de Bac Nord et bientôt dans la peau d’Obélix face à la caméra de Guillaume Canet, Gilles Lellouche ne perd rien de son appétit de jouer. Entretien avec un dévoreur de rôles.

Le récent succès de Bac Nord vous a-t-il redonné des couleurs ?

Oui, ça m’a redonné des couleurs. Un peu trop tricolores parfois à mon goût. Je me serais bien passé des récupérations politiques diverses autour du film.(…)

Quelles questions existentielles d’acteur vous êtes-vous posées entre les deux confinements ?

Bizarrement, j’ai eu la chance de ne pas avoir arrêté de travailler pendant cette période-là. Adieu Monsieur Haffmann, nous l’avons stoppé au bout d’un mois du fait du premier confinement. Nous avons repris le tournage par la suite (…)

Dans le film « Adieu M. Haffmann », vous vous retrouvez face à Nikolai Kinski dans le rôle d’un gradé allemand. La ressemblance avec son père, feu le comédien Klaus Kinski, est plus que troublante…

Même assez extraordinaire. Le pauvre, j’ai dû lui bassiner la tête à lui parler sans arrêt de son père ! C’était un personnage tellement atypique, en marge, excessif… Alors que Nikolai est son exact opposé. Il est la douceur même, le calme incarné (…)

C’est votre troisième film avec Fred Cavayé. Appréciez-vous la fidélité ?

Je suis très fidèle en amitié pour commencer. C’est très rassurant de travailler avec des gens qu’on connaît bien. Je ne suis pas dans l’esthétique de la douleur (…)

Avez-vous parfois la crainte d’être trop vu ?

C’est vrai qu’avec toutes les rediffusions de films se crée une forme d’omniprésence que je trouve personnellement regrettable. Surtout pour le public. Voir la tête de Gilles Lellouche, à force, ça doit être pénible… Par chance, je commence à avoir des rôles variés, fouillés, différents (…)

À bientôt 50 ans, quelles sont vos ambitions ?

D’essayer d’être le plus heureux et le plus intègre possible. De continuer à faire mon métier du mieux que je peux. Avec toujours ce même enthousiasme qui, je ne sais pas pourquoi, ne me lâche pas. Et de garder cette constance avec les choses, les gens, ma vie qu’elle soit professionnelle ou privée. Ce sont quand même des atouts formidables (…)

Lire l’intégralité de l’interview réalisée par Jean-Pascal Grosso dans Edgar n° 104.

Un joaillier aux fréquentations douteuses

Photos © Julien Panié

Adieu Monsieur Haffmann
de Fred Cavayé avec Daniel Auteuil, Gilles Lellouche, Sara Giraudeau…
Sortie le 12 janvier