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NUS, en toute simplicité

En choisissant de prendre la feuille vigne pour logo de leur marque, les créateurs de cette griffe décomplexée revendique un vestiaire dont l’identité repose sur la simplicité dans un esprit un brun décalé, ainsi que sur l’amour de la gastronomie et du vin.

Avec des pièces entièrement fabriquées en Europe, le label français né en 2016, produisant sans intermédiaire, joue sur des tons sobres et des coupes minimalistes qui ont trouvé aussitôt un vrai fan club. Pour le lancement de leur dernière collection, EDGAR a rencontré Stéphane Grand-Clément un créateur inspiré qui clame haut et fort : « S’habiller, c’est pas grave ». Rencontre épicurienne au showroom du 84, rue Lemercier à Paris !

Comment est née l’aventure Nus étant donné que vous êtes, d’après ce que l’on sait,  « tombé dans la marmite » quand vous étiez petit ?

SGC : Je suis né en Bourgogne, j’ai grandi au milieu des vignes et mes parents étaient commerçants textiles. J’ai passé mon enfance dans les boutiques de prêt-à-porter de ma mère. On peut donc dire que je suis « tombé dans la marmite » étant petit oui. Je me suis rapidement et assez logiquement orienté vers le secteur de la mode. Aujourd’hui, je fais aujourd’hui le métier que je rêvais de faire quand j’avais 18 ans. En créant NUS, je voulais avant tout rendre la mode masculine accessible à tous les mecs du quotidien, sans prise de tête. Je suis un épicurien, j’aime les bonnes choses et avec NUS j’avais pour idée d’habiller ceux qui, comme moi, aiment boire et manger. Je crois que nous sommes quelques-uns en France… Le 9 décembre lors d’un apéro entre potes, j’ai lancé l’aventure.

Quelles sont les valeurs de « la feuille de Vigne » que vous défendez sur le segment de la mode dite « durable » ?

SGC : Tout d’abord, il ne faut pas se cacher, la mode est souvent qualifiée d’industrie polluante. Je pense que les marques doivent réagir, chacune à leur niveau. NUS se distingue par ses valeurs épicuriennes et affiche également un engagement en faveur d’une consommation durable prisée par les jeunes générations qui s’inquiètent des effets du changement climatique. À la manière d’un bon bistrot, NUS propose une carte simple en mode « entrée, plat, dessert », pour guider les mecs vers l’essentiel en leur proposant régulièrement des collections resserrées, composées de vêtements durables, portables et ancrés dans l’ère du temps. Le « moins mais mieux » façon NUS en faveur d’une mode aussi éthique qu’esthétique. Je privilégie toujours, sans concession, les matières qui durent, qui résistent et qui s’intègrent dans une démarche de respect de l’environnement. Je sélectionne les meilleurs fabricants, spécialistes dans chaque typologie de produit et toujours proche de nos frontières. Je privilégie toujours les matières naturelles organiques ou recyclées qui correspondent à 95% de nos productions.

Comment conjuguez vous esthétique et éthique dans votre approche « épicurienne » qui parle déjà au coeur des chefs ? 

SGC : NUS propose des basiques durables aux petits oignons : coupes, matières et façons irréprochables, couleurs de saison et feuille de vigne sur le coeur. Cette feuille de vigne est un pilier de la marque. C’est l’emblème qui rassemble les épicuriens, un symbole de légèreté mais aussi le premier vêtement de l’histoire de l’humanité. Et puis c’est un hommage à mes racines bourguignonnes. Je pense que tout bon vivant qui se respecte doit porter NUS. J’invite les passionnés de gastronomie, qu’ils soient amateurs ou professionnels à rejoindre la team NUS. Des personnalités de la gastronomie comme François Régis-Gaudry, Thibaut Spiwack et François-Xavier Demaison, tout comme de nombreux acteurs du vin et des spiritueux sont déjà des fidèles de la marque.

Votre vestiaire est pensée comme une carte  de best-sellers « aux petits oignons » allant du casual urbain au vignobles idylliques… 

SGC : J’aime penser que la mode masculine s’offre une parenthèse délicieuse et gourmande avec NUS. Chaque pièce est soigneusement concoctée pour les épicuriens qui savent apprécier la vie comme un bon cru. En t-shirt décontracté ou en veste worker, il est facile de s’imaginer déambuler au resto, au bistrot, chez un caviste… ces endroits où on se sent bien. NUS n’est pas simplement une marque de vêtements, c’est une déclaration d’amour envers les plaisirs de la vie, du casual urbain à l’élégance rurale des vignobles. En bon chef de brigade, je pense avoir trouvé la recette. Je multiplie les collaborations et connections entre la mode et la gastronomie. Les vignerons des prestigieuses appellations Condrieu et Côte-Rôtie se mettent quotidiennement à NUS en ville ou en vigne, la maison de liqueur Belle de Brillet du Groupe Cointreau habille son staff NUS tout comme les équipes de Moët & Chandon ou la team du restaurant Gueuleton à Paris. L’adage dit que l’appétit vient en mangeant. Depuis 2019, j’ai levé plus d’un million d’euros pour financer une croissance de +375%.

Votre boutique est conçue comme une cuisine ouverte où le vestiaire masculin s’assaisonne à la perfection. Votre recette ? 

SGC : Comme un resto ou un bar à vin, la boutique participe à la vie de quartier. Depuis l’origine, NUS affiche la volonté de créer un lien spécial et unique avec les clients. La boutique historique est située au coeur des Batignolles à Paris, au 84 rue Lemercier, à deux pas du marché couvert, entre les rues des commerces de mode et des commerces de bouche. Conçue comme un véritable lieu de vie, j’organise des diners, des apéros, des dégustations… La boutique est aussi un atelier de création, un espace de vie. Les clients vont trouver en avant-première toutes les pièces proposées sur le site. C’est aussi là, au coeur des vêtements, entre une penderie et la cabine d’essayage, sur un canapé ou au coin du comptoir que naissent les grandes idées de la marque, que les créations prennent forme. Chez NUS on s’habille, on crée, on travaille, on mange, boit, rigole, on échange, on vit NUS mais toujours bien habillé.

Quels sont les projets sur le feu pour 2024-2025 ? 

SGC : Il y a nos « basiques intemporels » que nous proposons toute l’année puis nous avons nos collections. Plus de 30 collections ont déjà vu le jour depuis le lancement de la marque. L’été, je propose un menu de vêtements léger, frais, tout en couleurs. L’hiver, je pars sur une carte douce et réconfortante. Je travaille à l’humeur, un peu comme un Chef. De nombreux projets sont en cours de développement. Une collaboration inédite avec Saint James verra le jour à l’automne. La feuille de Vigne et la marinière, c’est comme la rencontre de la terre et la mer, c’est une évidence.

www.vivre-nus.fr