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Fondation Carmignac à Porquerolles : lignes de flottaison

Sur l’île de Porquerolles, la Villa Carmignac livre – jusqu’au 17 octobre prochain – une certaine vision de la mer et des abysses à travers une exposition de groupe exceptionnelle !

L’oeuvre monumentale « The Fall and Rise » de le jeune artiste Bianca Bondi trempe assurément dans le décor. Au cœur de l’exposition magistrale « La mer imaginaire » – orchestrée par le commissaire d’exposition et chercheur américain Chris Sharp – ce squelette de baleine renversée de 12 m de long questionne autant les esprits qu’il fascine aux cotés des travaux des 32 autres artistes invités.

 

Faisant partie de la quatrième saison de la Villa et présentées dans ses espaces « immergés », la sélection se présente sous la forme d’une interprétation de la vie sous-marine à différentes époques et sous différents mouvements artistiques. Aux côtés d’installations hors norme – comme la fascinante fontaine aux cent poissons du génial Bruce Nauman – le visiteur appréciera, ici, un dialogue aussi fertile qu’enchanteur au cœur d’une sorte de « musée d’histoire naturelle sous-marin » qui nous interroge sur le lien troublant homme-animal ainsi que sur les nombreuses menaces qui pèsent sur le monde subaquatique.

Les îles d’Hyeres, parc national de Port Cros, ile de Porquerolles, Fondation Carmignac (vue aerienne)

En parallèle et en écho à la Carte Blanche donnée à Miquel Barcelo, une commande photographique a été passée à l’artiste et plongeur Nicolas Floc’h. Celle-ci, dévoilée au Fort Saint-Agathe, est consacrée aux fonds marins de Porquerolles et ses îles voisines. Elle vient prolonger la passionnante discussion autour des origines de la vie via les sujets des récifs artificiels, des habitats naturels, des couleurs de la mer et de préoccupations environnementales tournées vers des mondes engloutis à couper le souffle.

Miquel Barcelo -Alycastre (Photo Camille Moirenc)

Jeppe Hein

Enfin, après cette immersion dans cet espace mental complexe rendant compte des transformations des mers et des océans, on ne résistera pas à une déambulation arty à ciel ouvert, cette fois-ci, dans l’incroyable jardin de la Fondation imaginé par le paysagiste Louis Bench mettant en beauté les espèces endémiques de l’île sous une brillante orchestration accueillant des trésors visuels  comme les sculptures vibrantes de Jeaume Plensa ou de Ugo Rondidone, les œufs géants de Nils-Udo ou encore l’hypnotisant « Sea of Desire » de Ed Ruscha.

Clément Sauvoy

www.fondationcarmignac.com