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Saku Vendôme, renversantes tonalités nippones

Rue du Mont-Thabor, cette adresse connue des amateurs de cuisine japonaise léchée, attire une clientèle exigeante initiée à l’art du sushi haut de gamme. EDGAR s’est rendu sur place pour apprécier la qualité des poissons et vivre une expérience inoubliable !

A deux pas de la Place Vendôme, on célèbre les codes de la tradition culinaire japonaise à mi chemin entre l’art du sushi-ya et celui de l’izakaya dans une convivialité qui séduit une clientèle tournée vers une gastronomie de pointe se formulant au gré des arrivages de saison. Les gourmets et les épicuriens se souviennent que le lieu accueillait auparavant Kinugawa qui a laissé place désormais à un autre récit au travers de deux salles sur deux étages dans un élégant décor feutré de bois. Le rituel mis en place par le maître sushi Victor Emmanuel vaut en soi le déplacement nous dit-on. Ses bouchées réputées pour leur fondant et célébrant l’anguille, la langue d’oursin et le thon gras ont trouvé leurs adeptes à Paris et au-delà. Très demandé, le brunch dominical avec deux formules aux choix à 65 euros fait des émules.

A notre arrivée, à l’heure du diner, nous plongeons dans une ambiance tamisée où l’accueil charmant qui nous est accordé par le directeur Benjamin Seletzky (passé par le Moma Group) ne laisse rien à redire. Nous attaquons les festivités en ordre de marche avec les ravissantes Korokke de pomme de terre bœuf (12 euros les 3 pièces) sous la suggestion avisée du chef de rang Ibrahim qui nous conseillera tout au long de la soirée. Il nous propose ensuite quatre alléchantes entrées incontournables : les fabuleux épinards Gomadare, sauce sésame crémeuse (10 euros), associés aux élégants usuzukuri de sériole à la sauce Gomadare (22 euros). A cela, Ibrahim ajoute le best seller maison l’aubergine laquée au miso Dengaku sucré-salé (14 euros). Ce plat solaire, cuit à la perfection, nous laisse sans voix. On nous recommande également généreusement (c’est pas de refus) les très plébiscitées tentacules de seiche grillée à la flamme sauce terriyaki, gingembre haché (12 euros). La composition des entrées fait un vrai sans faute dans une valse de saveurs et de textures qui fait vibrer à chaque seconde le palais.

Dans l’allégresse et la joie gourmande.

L’atmosphère apaisante en salle est portée par un service fluide et attentif, c’est beau à observer. Dans le verre ? Le superbe saké Tatenokawa Kyuryu Junmai Daiginjo. Sur les plats signatures, le choix s’arrêtera sur l’immanquable Black Cod (44 euros) qui honnêtement nous dit tout le talent du chef qui régale avec brio sa clientèle familière des plus belles adresses japonaises dans le monde. En accompagnement, les tempura légumes et crevettes ainsi qu’un bol de riz blanc et sauté, couronnent le tout. La playlist ici enveloppante se marie naturellement à la musicalité des baguettes dans l’assiette soignée. Nous prolongeons dans l’allégresse et la joie gourmande notre déambulation gustative avec un très chic assortiment de sashimis (39 euros) se formulant dans une sélection de poissons crus en tranche (tataki de chinchard, maquereau, saumon, seiche, thon rouge, daurade, sériole). C’est princier, qu’on se le dise !

Pour la soif ? Le brillant chef sommelier Raul David Santos (qui a travaillé auprès de Marc Veyrat à Megève) nous gâte en ouvrant la cuvée Chanterêves. Ce merveilleux Bourgogne Hautes-Côtes de Beaune des Monts de Fussey 2023 en élevage prolongé nous réjouit avec ses notes au nez fruité et ses arômes de fruits blancs charnus. En bouche, ce nectar témoigne d’une fraîcheur exceptionnelle propre à ce micro négoce haute couture signé Tomoko Kuriyama et Guillaume Bott. L’accord avec les trois sushis de thon gras, anguille et wagyu à la flamme a quelque chose de divin. A l’instant du dessert, on opte, les yeux fermés, pour les redoutables Mochi Daifuku (9 euros) qui nous bouleversent avec leurs parfums de sésame noir, marron, matcha, café au lait et yuzu. En quittant les lieux, on se dit que cette très belle adresse du groupe Kobo (qui compte également dans son portfeuille Tsukizi, Shin Izakaya, Nonno San) peut être fière de son service enlevé et vigilant aux égards sincères. Dans ce refuge à l’aura hospitalière, animé par la gentillesse des équipes et une spontanéité radieuse, tout file doux. A très bientôt donc !

www.saku-restaurant.fr

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