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Kinugawa Rive Droite, sans demie-mesure

Trouvant la bonne balance entre l’énergie du sushi bar et l’effervescence du cocktail club, le restaurant fusion plébiscité par la planète mode et le monde des affaires s’offre un nouveau décor accompagnant, avec chic, son esprit festif. EDGAR a répondu à l’invitation en explorant une carte aussi créative qu’irrésistible. Dans une générosité allant droit au coeur !

Atmosphère cosmopolite, cadre festif, personnel sympathique, cocktails élégants. Sans doute oublie-t-on le plus important, le bien-manger et la clientèle assidue. Qu’on se le dise, le succès international de « Kinu » (pour les inconditionnels) repose sur une expérience culinaire totale qui a contribué à doper sa notoriété sur les deux rives parisiennes (dont l’adresse la plus récente qui a trouvé place au 7éme étage de l’hôtel Saxe Paris) mais bien au-delà si l’on compte les vibrants hot spots de Ramatuelle, Courchevel, Megève, Dubaï et Saint-Barth qui confirment l’engouement général pour l’enseigne à consonance nippone. On jouera la carte de l’immersion pour notre grand plongeon dans l’ADN de Kinugawa qui vient de revoir son look intérieur, dans le Triangle d’Or,  rue Mermoz à deux pas de la galerie Gagosian. A notre arrivée sur l’heure du diner, on a bien l’intention de ressentir ces vibrations nocturnes dont on nous a fait les plus beaux louanges et qui attirent ici une faune fidèle d’hommes d’affaires, de marchands d’art et de personnalités de la mode.

Durant le dernière fashion week, la Maison Dior figurait sur les listes Vip les plus choyées. Nous sommes accueillis chaleureusement par le très chic directeur Maxime Brousse (passé par le Victoria Paris du MOMA Group) avant que le Manager Jean-Baptiste (qui a opéré un temps à la Maison du Caviar) nous accompagne à notre table. Nous entamons notre belle dégustation en suivant les recommandations avisées de la cheffe de rang Emma. Impossible de découvrir « Kinu » sans plonger dans la carte des cocktails. Pour nous, ce sera le Kyuri Margarita. On adore ce surprenant mélange de téquila blanco, concombre, sirop d’agave, jus de Yuzu et citron vert, wasabi (19 euros). En guise d’amuse-bouche, on opte pour la galette craquante de thon, tarama à la truffe d’été et sauce yuzukosho. Une merveille de douceur dans une merveilleuse superposition de saveurs. Avec cela, coté Tempura, les fameux broccolinis sauce tahini ponzu et le divin starter Shishito Perrers sauce miso. En parallèle, les Edamame aiguisent l’appétit dans une joyeuse gourmandise. Sur notre confortable banquette d’angle en velours, on savoure cette entrée en matière 100 % « Nikkei  » des plus engageantes.

Le pouvoir envoûtant des Gyoza de poulet et légumes.

On part ensuite sur la partie dite froide avec le carpaccio de yellowtail avec sa sauce yuzu (27 euros). La sériole, pêchée à 200m sous l’eau où elle puise son goût et sa fermeté, nous éblouit. Le palais décèle un déstabilisant piment vert et des notes de coriandre. C’est bienvenu. Sur la partie chaude, impossible d’échapper au pouvoir envoûtant des Gyoza de poulet et légumes. La sauce Tosazu, pleine de surprises, est vraiment bien pensée sur l’accord avec le mocktail Aka Mizu qui marie jus de framboise et de cassis, poivre de Timut et thé noir. La playlist tout sauf « mainstream », aux accents sud-américain, électrise ce décor tamisé. En garniture, la salade de pousses d’épinard truffe, katsuobushi, parmesan, pignons et vinaigrette yuzu affole nos sens. Le service aérien, dans le sourire et l’allant élève le client en beauté. C’est le style « Kinu » qui bat son plein en favorisant une euphorie communicative. A mi-parcours de notre « Tasting », on nous loue les qualités remarquables du filet de bœuf sauce béarnaise shiso (ou teriyaki, c’est selon). Le fondant de ce plat signature vaut le détour car cette jouissive « expérience » que l’on avait en tête depuis quelques jours déjà, est bien au rendez-vous. Dans le verre ? Le très floral Dassai 45 Tunmai Daiginjo.

Les experts ne s’y tromperont pas et marqueront certainement un temps d’hésitation car le Azumaichi Ginjo extra sec illumine lui aussi cette superbe carte de sake construite sur six références de choix dont l’intéressant pétillant Ninki-Ichi. Se démarquant et faisant le sans-faute, le Black Cod Grillé mariné à la sauce miso (45 euros) est à inscrire au panthéon des plats haute couture de chez Kinugawa. Les sushi arrivant toujours à la fin, dans la tradition japonaise, nous ferons un assortiment mettant en dialogue California Crabe Mango, Maki Yellowtail, Sushi Sashimi Croustillant Spicy Tuna et Wagyu Caviar cébette et gingembre (20 euros à la pièce pour cette création d’élite) aux cotés de quelques classiques Saumon et Thon Gras. A l’instant du dessert, les Mochi Ice (à la pièce) et la boule de glace au thé vert, clôturent cette ode au détail où chaque bouchée ouvre un terrain sensoriel jouant les équilibristes entre savoir-faire japonais et raffinement parisien. En quittant les lieux, on se dit que la carte pleine de vie, bercée par le rythme entrainant de DJ sets ne fait jamais dans la demie-mesure dans cette adresse où la nuit se fait belle. Tout y est maîtrisé à la perfection. Les Beautiful People, les collectionneurs de l’avenue de Matignon, comme les grands voyageurs à l’esprit libre savent qu’il suffit de lire la carte pour saliver. On confirme ! www.kinu-gawa.com